Les séismes en France
Prévoir les séismes
Aujourd'hui on évalue l’aléa sismique à partir des études sur la sismicité historique et instrumentale (mesurée par les sismomètres).
La prévision des tremblements de terre se réalise à long terme en s’appuyant sur la connaissance de l’aléa. A court terme, on parle de prédiction lorsque on cherche à prévoir le jour, le lieu et la magnitude d’un futur séisme.
> La prédiction
La prédiction des séismes est basée sur l’identification de signes précurseurs qui se manifestent avant la crise sismique :
- augmentation de la microsismicité ;
- modification des propriétés physiques des roches par l’ouverture de microfissures liées aux fortes contraintes qu’elles subissent ;
- libération de radon ;
- mouvements du sol enregistrés en raison des déformations précédant un séisme ;
- comportement anormal des animaux.
Ces signes précurseurs sont difficiles à analyser et de surcroît il ne se manifeste pas de manière systématique avant un séisme, ce qui rend la prédiction impossible.
> La prévision
La prévision est basée sur l’évaluation de l’aléa à partir des sismicités historique et instrumentale, qui permettent de localiser les failles susceptibles de déclencher des séismes. Cela permet d'établir une cartographie de l’aléa.
La forte activité sismique de l’arc des Petites Antilles fait que les îles de la Guadeloupe et de la Martinique sont classées en zone de sismicité maximale (zone III). En prenant en compte l’ensemble des données sismiques on estime une période de retour entre 2 séismes majeurs d’environ 475 ans.
Prévention du risque
La prévention des séismes consiste à agir pour diminuer la vulnérabilité d’une région en fonction de la connaissance de l’aléa.
Il convient en premier lieu de construire en respectant des normes parasismiques, qui tendent à diminuer les dommages aux constructions et les pertes humaines. Ces normes sont appliquées en prenant en compte de nombreux paramètres : nature du sol, environnement immédiat de la construction, forme des bâtiments, choix des systèmes et des matériaux de construction...
Des simulations et des modélisations numériques peuvent être réalisées pour estimer les conséquences d’un tremblement de terre et préparer la gestion de crise en mettant en évidence les zones les plus affectées et l’endommagement des bâtiments stratégiques.
Les autorités peuvent alors prendre des décisions en conséquence, en contrôlant l'aménagement du territoire, en mettant en place des plans de secours...
L’information faite aux populations et aux autorités locales des zones à risque sismique notamment à propos de l’attitude à avoir en cas de séisme est un élément important de la prévention.
EN RÉSUMÉ, il est possible de réduire le risque par des actions de prévention :
- L’information du citoyen,
- Les actions qui rendent les bâtiments moins vulnérables, notamment par la mise en œuvre de règles de construction parasismiques,
- L’aménagement du territoire en tenant compte du risque,
- La préparation à la gestion de crise.
Chaque citoyen peut participer activement à la prévention du risque sismique par des mesures simples.
La première mesure consiste à s’informer des risques existants, notamment auprès de sa mairie à travers le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs. En outre, il est à noter que, depuis le 1er juin 2006, tout vendeur ou bailleur d’un bien immobilier est dans l’obligation d’annexer au contrat de vente ou de location un état des risques ainsi que, le cas échéant, une déclaration des sinistres pour lesquels il a été indemnisé.
Une autre mesure à mettre en œuvre est d’évaluer la vulnérabilité de son logement face au risque sismique. Il convient de se préparer à l’éventualité d’un séisme en construisant en respectant les règles parasismiques ou en renforçant son logement. Enfin s’informer sur la conduite à adopter en cas de séisme et s’entrainer aux gestes de protection peut sauver des vies.
